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Réfléchir plus loin que le goût

  Le Soleil

Publié le 07 janvier 2012 à 05h00 | Mis à jour le 07 janvier 2012 à 05h00

Résolution 2012: «Réfléchir plus loin que le goût»

Sylvie Alice Royer pratique l'alimentation vivante depuis une vingtaine d'années.

PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE

 

Stéphanie Bois-Houde, collaboration spéciale
Le Soleil

(Québec) Formatrice et coach en alimentation vivante pour Vert Gaïa, sa boîte de consultation, Sylvie Alice Royer voit dans l'alimentation d'aujourd'hui - avec de très beaux produits de plus en plus filtrés (pour les jus), polis et transformés - une source souvent vide d'enzymes et de vitamines par des manipulations a priori inutiles.

«Mangez cru, c'est pourtant hyper simple», assure Mme Royer, qui pratique depuis 20 ans la marche afghane, axée sur une technique de respiration qui «suroxygène» le corps.

Pour se familiariser en douceur avec les principes de l'alimentation vivante, Sylvie Alice Royer suggère d'adopter le smoothie vert mis au point par Victoria Boutenko. Venue de Russie en 1994 avec les siens, Mme Boutenko (www.rawfamily.com) a développé des problèmes de santé à son arrivée aux États-Unis. De là s'est amorcée une réflexion sur l'effet du changement de nutrition sur sa famille, puis une transition vers l'alimentation vivante.

Dans ses livres Green for Life et Green Smoothie Revolution, l'auteure a mis au point des jus verts, de véritables cocktails de chlorophylle qui nettoient, purifient et oxygènent le système. Le phénomène est tel qu'une application iPhone a été développée pour télécharger des recettes.

Il n'y a rien de sorcier ni de contraignant dans leur préparation, indique Mme Royer. «Il suffit de passer au mélangeur 2/3 de légumes à feuilles verts (épinards, bette à carde, laitues, etc.) pour 1/3 de fruit frais, puis d'allonger avec un filet d'eau.»

Son passage à la diète crue, Mme Royer l'a fait progressivement, sans dogmatisme. Ainsi, l'hiver, elle mange aussi du quinoa et des pommes de terre au four. La mémoire, précise-t-elle, se souvient du réconfort que procure la nourriture chaude. Sinon, elle concentre son alimentation autour des germinations - «la base en alimentation vivante» -, des légumineuses, qui trempent plus longtemps pour les attendrir, et elle fabrique même son lait avec du sésame.

«Une fois que vous aurez goûté un hoummous cru, vous ne reviendrez plus à celui aux pois chiches cuits», jure-t-elle.

«Au début, préparer les repas est plus exigeant, mais les réflexes organisationnels se développent vite. Surtout, le rapport au temps et à l'aliment change», analyse la consultante, qui anime des ateliers chez l'hôte, une sorte de soirée (ou journée) «Tupperware» pour, entre autres, apprendre à manger plus vert ou se familiariser avec une diète sans lait ni gluten.

N'y voyez pas un régime, mentionne la fem­me au calme olympien, mais plutôt un style de vie axé sur la créativité.

 

>> Deux cures pour se remettre sur pied!

1. La cure du fêtard

Un «grand ménage» qui consiste à boire un verre de huit onces (250 ml) de smoothie vert avant chaque repas, soit l'équivalent d'un litre par jour.

Durée de la cure : d'une à quatre semaines.

 

2. Un jeûne à l'eau (selon l'état de santé de chacun et l'avis du médecin)

Mme Royer recommande l'adoption de «la limonade» - en anglais

Master Cleaner -, mise au point par le thérapeute Stanley Borrough.

Dans un pichet, on dissout :

> 2 cuillères à soupe de jus de citron ou de lime

> 2 cuillères à soupe de sirop d'érable

> 1/10 de cuillère à thé de poivre de Cayenne dans 1 litre d'eau

À consommer à volonté sans autres aliments.

Durée de la cure : d'un à trois jours.

 

Pour connaître les thématiques des ateliers de Vert Gaïa, rendez-vous à www.vertgaia.com.

La recommandation de lecture du Soleil pour apprivoiser la cuisine vivante :

DAVID CÔTÉ et MATHIEU GALLANT. Crudessence, Les Éditions de L'Homme, 224 pages. 34,95 $