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La marche afghane

Contexte

La marche afghane a été développée par l'européen Édouard G. Stiegler au début des années 80. Sa fille, Corinne Stiegler, poursuit encore aujourd'hui avec enthousiasme la promotion de cette formidable marche.  Au Québec, MAQ s'inscrit comme la référence en matière d'enseignement et de développement de la marche afghane avec l'aide de plusieurs instructeurs actifs dans la province.

L’apprentissage et la pratique de la marche afghane sont à la portée de tous. Il suffit de savoir synchroniser son pas et sa respiration. Il existe différentes séquences de «pas-respiration» adaptées à la topographie du terrain et à l'effort physique. La capacité de marcher sur de grande distance, sur différents types de terrain appelle évidemment les randonnées sportives et les expéditions. Ainsi, les adeptes du hiking, du jogging et du ski nordique, notamment, découvrent avec enthousiasme le potentiel de la marche afghane en montée et sur les longs parcours. La marche afghane se pratique également au quotidien dans le cadre d'une routine santé. C'est un exercice qui s'adapte à la condition physique du pratiquant tout en lui offrant de nombreux bienfaits: amélioration des échanges métaboliques et du fonctionnement des émonctoires -poumons, reins, intestins, peau, maintient de la souplesse articulaire, développement de la force.

 

Grâce à l'oxygénation supérieure, la marche afghane engage des effets favorables sur les systèmes sanguins, lymphatiques, nerveux et subtils. L'effort physique requis par ce type de marche se module sur la condition physique et les objectifs du pratiquant. Enfin, dans le cadre d'une pratique suivie, on accède à ce «vide» du mental tant recherché par la méditation active. La marche afghane est l'art de marcher vers soi; une marche fondamentalement bienveillante.

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Édouard G. Stiegler

Édouard G. Stiegler  est le fondateur de la marche afghane. Au début des années 80, il réalise une mission économique en Afghanistan sous l'égide de l'ONU. Ce grand marcheur, adepte de la respiration rythmique,  est alors captivé par les nomades caravaniers. Voici comment il décrit dans son livre «La régénération par la marche afghane» l’une de ses premières rencontres avec ceux-ci:

«Les hommes, la plupart d’âge moyen, le visage buriné, le regard fixé à quelques mètres devant eux, parfois vers l’horizon, avançaient en tenant leur dromadaire par le licol, cheminant à pas réguliers, larges et rapides, avec une ardeur que rien ne semblait devoir fléchir. Absorbés en eux-mêmes, résolus comme leurs bêtes surchargées de ballots énormes, j’appris par un passant qui parlait leur langue qu’ils venaient du sud, un voyage de 700 km, d’une seule traite, à part les bivouacs nocturnes. Ils offraient le spectacle de grands voyageurs poussiéreux, mais non celui de gens fatigués».

 

De retour en Europe, après avoir expérimenté différentes versions de rythmes de marche, ayant partagé ses découvertes avec des proches enthousiastes, Edouard G. Stiegler écrit finalement son livre-phare en 1981 «La régénération par la marche afghane» édité chez Trédaniel. Le fondateur de la marche afghane est décédé en 1986. Son épouse Colette et sa fille Corinne accompagnent avec sensibilité la promotion de cette formidable marche. Corinne Stiegler poursuit avec diligence l'oeuvre de son père. Elle a fait paraître différents ouvrages sur la marche afghane, notamment «La régénération par la marche rythmée»

et le coffret «Régénération par la marche afghane».

 

En France l'enseignement de la marche afghane bénéficie actuellement de l'expertise de la sophrologue  Marie-Laure Le Clézio.