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La marche bienveillante

on mar, 12/08/2015 - 15:53

«Comme beaucoup de gens, j’ai sous-estimé la marche. Jusqu’au jour où j’ai découvert la marche afghane. J’ai alors 28 ans et un immense besoin de contacter mon être. Le livre d’Edouard G.Stiegler «La régénération par la marche afghane», paru à la fin des années 80, sera mon guide. J’explore bientôt ma ville et ses parcs expérimentant ma nouvelle technique. Je respire avec plus d’amplitude. Mon souffle se synchronise aux pas. Mon corps cherche son axe, le thorax et les épaules s’ouvrent, la tête se redresse. Le mental se calme. Enfin. Mes pieds traquent le sol. Littéralement. J’avale les kilomètres. Je me sens comme une dynamo qui n’avait jamais été rechargée. Au retour de mes escapades, mes joues ont rosit. Je me sens animée, vivante comme jamais. J’ai rencontré le souffle. D’entrée de jeu cette pratique entrera dans ma vie au quotidien. Bien des années plus tard, je décide d’enseigner la technique, et bientôt l’esprit qui l’anime. Au bout de deux ans, je créé Marche Afghane Québec (MAQ), une bannière dédiée à l’enseignement et rapidement à la formation d’instructeurs. Au fil des ans, je constate avec plaisir que la marche afghane offre différents avantages à ses pratiquants: la performance aux battants, la cohésion aux anxieux, la constance aux hésitants et la présence aux recueillis. Après 30 ans de fréquentation assidue, je l’appelle la marche bienveillante.» Sylvie Alice

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